Suivi de dividendes

Coupon Détaché

Ce qu'un dividende rapporte vraiment, une fois retirés le détachement, l'impôt et la retenue à la source.

La mécanique

Le jour du détachement, l'action perd le dividende

100,00 98,00 96,00 cours la veille : 100,00 action + dividende net : 98,65 cours le matin même : 95,50 manque : 1,35 soit l'impôt sur 4,50 AVANT DÉTACHEMENT APRÈS Dividende de 4,50, flat tax à 30 %. Acheter la veille coûte 1,35 : l'impôt, et rien d'autre.

Un dividende n'est pas un revenu qui s'ajoute au cours. C'est une part du cours qu'on vous rend, et sur laquelle on vous impose.

Le matin du détachement, l'ordre de bourse de référence est abaissé du montant du coupon : la société a sorti l'argent, elle vaut cela de moins. Personne ne s'enrichit du passage. Acheter la veille pour « toucher le dividende » convertit du capital en revenu imposable, et le seul effet certain de l'opération est la note fiscale.

D'où le parti pris de cet outil : aucun signal d'achat, aucune date à guetter. Ce qui se pilote, dans un portefeuille de rendement, ce n'est pas le moment d'entrer. C'est la capacité de l'entreprise à payer encore l'an prochain, l'enveloppe dans laquelle le coupon tombe, et la concentration du revenu.

Réglages

L'imposition à appliquer

Ces réglages changent toutes les colonnes « net » du tableau. Le régime se choisit pour l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers de l'année, pas ligne par ligne.

L'« excédent de retenue » est la part prélevée par le pays de la société au-delà du taux prévu par la convention fiscale : 26,375 % retenus en Allemagne pour 15 % conventionnels, 35 % en Suisse pour 15 %. Le récupérer suppose une demande auprès de l'administration étrangère, formulaire et délais compris. Le réglage est sur « jamais réclamé » par défaut, parce que c'est le cas le plus fréquent.

Portefeuille

Les lignes et ce qu'elles versent

Titre Enveloppe Quantité Cours Div. / action Rendement Sur PRU Brut / an Net / an Poids Dividende

Cliquez une ligne pour la modifier. Le « rendement sur PRU » est affiché parce qu'il est demandé, pas parce qu'il aide : il monte tout seul quand le cours monte, et ne dit rien de ce que la ligne rapporte aujourd'hui. Pour arbitrer, c'est le rendement courant qui parle.

Soutenabilité

Qui pourra payer encore l'an prochain

Chaque verdict est la somme de règles nommées, visibles ligne à ligne. Aucune note de synthèse : une règle qui se déclenche se lit et se conteste.

Calendrier

Douze mois de coupons


Concentration

D'où vient le revenu

En 2020, les banques européennes ont suspendu leur dividende sur instruction de la BCE, et Shell a coupé le sien pour la première fois depuis 1945. Les coupes n'arrivent pas une par une : elles arrivent par secteur, le même trimestre.

Par secteur

Par pays

Portée

Ce que cet outil ne fait pas

Il ne dit pas quand acheter.

Il n'y a pas de bon moment lié au détachement. Un outil qui en proposerait un vendrait une mécanique de marché comme une opportunité.

Il ne va chercher aucun cours.

Les chiffres sont saisis à la main, depuis les publications de la société. C'est plus lent, et c'est la seule façon de savoir d'où ils viennent.

Il ne prévoit pas la coupe.

Les ratios disent la marge de manœuvre passée. Ni Shell en 2020, ni les banques la même année n'ont coupé pour une raison lisible dans leurs comptes de l'année d'avant.

Il n'est pas un conseil.

Aucun de ces calculs ne tient compte de votre situation, de vos autres revenus, ni de votre horizon. La fiscalité affichée est un ordre de grandeur, à confirmer.


Le détail des calculs. Compte-titres à la flat tax : 30 % du dividende brut, dont 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, diminués du crédit d'impôt égal à la retenue conventionnelle étrangère. Au barème : abattement de 40 % pour l'assiette de l'impôt sur le revenu, prélèvements sociaux sur le brut sans abattement, crédit d'impôt imputé sur le total. La CSG déductible de 6,8 %, qui allège le revenu imposable de l'année suivante, n'est pas modélisée : elle rend le barème un peu moins cher qu'affiché ici.

Sur le PEA. Les dividendes encaissés dans le plan ne sont pas imposés tant que rien n'en sort. Le tableau retranche donc les 17,2 % de prélèvements sociaux comme une charge à venir, due au retrait, sur le gain et non sur le versement. Avant cinq ans, un retrait ferme le plan et bascule le tout à 30 %, ce que le réglage applique. Point rarement dit : la retenue à la source étrangère est prélevée dans le PEA comme ailleurs, et comme il n'y a pas d'impôt français en face, elle n'ouvre droit à aucun crédit d'impôt. Elle est perdue sèche.

L'assurance-vie et le PER ne figurent pas ici. Les dividendes des supports y sont capitalisés dans le contrat et ne vous sont pas versés : il n'y a pas de coupon à suivre, et la fiscalité porte sur le rachat, pas sur la distribution.

Les taux sont ceux en vigueur à la rédaction de cette page et se vérifient avant toute décision. Une loi de finances les déplace régulièrement.